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Anne Van der Linden, Le jardin des infortunes humaines
Pénétrez, affrontez les toiles d'Anne Van der Linden, n'essayez pas de contourner le sujet, de regarder à travers vos mains, d'apercevoir sans voir, d'entendre sans écouter car j'ai essayé et l'iconographie infernale m'a rattrapée. L'appréhension vous guette mais si vous vous penchez, vous entendrez le murmure hurlant d'une femme de son temps qui ne craint pas d'exprimer la violence et la pulsion. C'est l'histoire inconsciente qu'Anne van der Liden peint, sous-tendue d'une volonté d'expression plus forte que les dogmes.
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L'imaginaire en toute liberté
Une approche de peintre, un environnement ouvert, le parcours d'Anne Van der Linden aurait pu être classique et calme. Il reste une descente constante aux enfers d'un esprit tenaillé par des manques, des inquiétudes irrationnelles qui puisent à l'imaginaire infernal et instinctif, voire bestial, qui l'habite, à l'univers de stupre, de scatologie affolée, autant de pulsions qui ne cessent de s'approprier de façon frontale, choquante et anxiogène, la forme et le fond de toutes les œuvres. Sa richesse de moyens expressifs, savants et talentueux, elle l'applique à la
peinture, certes, mais aussi aux
livres d'artistes, aux
gravures et
dessins qui s'entremêlent depuis plusieurs décennies pour former ce langage graphique que les âmes sensibles ou impressionnables ne sauraient regarder sans en conserver des séquelles. Portrait d'une artiste sans entraves, dans la lignée de Topor, Molinier, Clovis Trouille, Ensor, tous, ses grands aînés... Christophe Comentale
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La puissance tentaculaire des visions médiévales et vaginales d'Anne Van Der Linden
La photographie est un art bien plus chaste qu'il n'y paraît. La peinture et le dessin sont bel et bien les choses au monde les plus choquantes, les plus immédiates, les vecteurs de la création qui ont la capacité la plus absolue de transgresser, de déranger, de pétrifier les esprits englués dans de petits et retords jugements de valeur, des convenances pathétiques mouillées à l'eau de rose et au consensus mou.
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Anne Van der Linden comes from a wealthy middle-class French family who allowed her at an early age to launch into an artistic adventure which he has never returned from afterwards
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Il est toujours délicat de débuter un texte consacré à l’œuvre d’un(e) artiste qu’on aime par des citations. Souvent palliatif (dans son acception originale, c'est-à-dire "dissimuler") de sa propre incapacité à écrire, mais parfois acte d'humilité : refuser de paraphraser autrui et s'effacer devant la perfection d'une formulation. C'est, j'espère et crois pouvoir l'affirmer, ici le ca
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« Je suis comme tout le monde : je mange, je prends le métro, je chie. Pour sortir de cette banalité, je peins. » C’est l’une des premières choses que m’a dite Anne van der Linden avec cette sérénité totale qui semble la caractériser. Aucune revendication ni agression dans son discours : la peinture, c’est son petit frisson à elle.
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Prenez une peinture médiévale. Vous savez, ces grandes toiles de scènes de combat avec des
guerriers au visage impassible ou ces images pieuses de madones imperturbables.
Passez-en une au mixeur, quitte à vous blesser avec les échardes du bois.
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Nobody can avoid the radical in Anne van der Linden’s paintings; many also see the sentimental and peaceful dimensions of them. I’m seeking the human nature and tragedy that they are transcribing.
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Toutes les relations humaines, y compris les relations familiales, sexuelles et interpersonnelles ne sont-elles que les formes d'un éternel combat pour la prise de pouvoir ? Pour la peintre Anne Van Der Linden, qui vient de publier une Anthologie de son oeuvre la violence et le sexe semblent si intimement liés qu’on se demande avec angoisse si elle n'a pas raison, au fond : la racine du sexe, c'est le mal.