Salo V

Du 2 au 5 Juin 2017 je présente 3 peintures au salon du dessin érotique Salo V,
à la Galerie Episodique 1, rue des Nanettes - 75011 Paris
Vernissage le Jeudi 1er Juin (Invitation)
Ouvert Vendredi samedi dimanche de 11h à 21h, lundi de 11h à 18h
Entrée payante à prix libre - Interdit aux moins de 16 ans
Contact : lessalaisons@gmail.com - 06 65 06 88 87

Avec : Isabel Aguera, Frédéric Arditi, Maria Arendt, Jérôme Avraham Benarroch, Alain Barret, Ingrid Baudine, Tamina Beausoleil, Anya Belyat Giunta, Isaac Benacera, Nicolas Bernière, Laurent Bouckenooghe, Michel Castaignet, Fabrice Cazenave, Rosa Cazhur, Gokce Celikel, Dominique Chazy, Marjolaine Ciavaldini, Vincent Corpet, Claudie Dadu, Julie Dalmon, Odonchimeg Davaadorj, Joël David, Marielle Degioanni, Guillaume Dimanche, Léo Dorfner, Aurélie Dubois, Cornelia Eichhorn, Sandrine Elberg, Sylvester Engbrox, Frédéric Fontenoy, Carole Forges, Maike Freess, Aphrodite Fur, Iris Gallarotti, Yves Gobart, Fanny Gosse, Nathalie de La Grandville, Guacolda, Cristine Guinamand, Philippe Jacquin-Ravot, Cécilia Jauniau, Sara Jeanmougin, Chloé Julien, Kanaria, Katia Kameneva, Kara, Ayako David Kawauchi, Marcus Kreiss, Michel Lascault, Cendres Lavy, Frédéric Léglise, Li Suntta Alexandre, Claire Loupiac & Lou Farges, Marine Luszpinski, Laurent Mareschal, Laurette Massant, Marie Maurel de Maillé, Marc Molk, Camille Moravia, Hélène Mougin, Emilie Moutsis, Julie Navarro, Sarah Navasse Miller, Laurence Nicola, Maël Nozahic, Orsten Groom, Romuald&PJ, Dominique Pallier, Anne Paris, Misleidys Francisca Castillo Pedroso, Marilena Pelosi, Julie Perin, Joël Person, Eric Pougeau, Marianne Pradier, Sophia Proença, Elisabeth Saint-Jalmes, Cheyenne Schiavone, Lia Schilder, Alice Sfintesco, Chloé Silbano, ShR Labo, Nathalie Tacheau, Anne-Marie Toffolo, Clarisse Tranchard, Olivier Turpin, France Valliccioni, Anne Van Der Linden, Jojo Wang, Dominique Weill, Marion Zilio

Interventions: Rim Battal, Karen Chessman, Mina El Bakali, Amélie Pironneau, Thibaut Thorez - Tatouages: Cheyenne Schiavone - Cabinet de massages d'Alberto Sorbelli avec invités surprises - Commissaire: Laurent Quénéhen

"Du 2 au 5 juin 2017 se dresse à Paris Salo V, le cinquième salon du dessin érotique.
Ce salon né en 2013 dans une fabrique de charcuterie du 93 s’infiltre cette année dans la galerie Episodique, non loin de la République, la place des résistances. L’érotisme est politique. Il n’est pas lié aux bonnes mœurs ; il n’est ni poli ni révérencieux.  Comme l’évoquait déjà le bon docteur Freud avant Marcel Duchamp : l’éros c’est la vie, mais pas que. Les premiers hommes et les premières femmes dessinèrent sur les murs des cavernes et le dessin dessert mille plateaux connexes : formes signifiantes des enfants abusés, virtuose des beaux-arts, graffitis des toilettes, caricature courageuse ou prisonnier qui grave sa belle et sur le mur éjacule. L’érotisme a sa trajectoire parallèle et singulière, interdite en façade par les religions et les partis conservateurs : Sade, Verlaine, Aragon, Bataille, Guyotat et tant d’autres en ont fait les frais.
Il faut imaginer l’érotisme sans dieu pour avoir une idée de ce que pourrait la liberté d’être sans honte, sans culpabilité, sans faute. Mais plutôt avec : polygamie, érotomanie, nymphomanie, sexomanie, sadomanie, masomanie, libertémanie, ainsi se répartiraient les nouveaux statuts sociaux et de nouvelles grilles salariales conventionnées : un cunnilingus serait évalué en points retraites, des formations aux caresses proposées par l’Education Nationale et la prostitution réglementée par les services d’un Ministère de l’Erotisme et de la Communication, bon nombre de nos élus ont prouvé qu’ils seraient à même de s’en occuper. Ce salon présente de multiples versions d’un imaginaire érotique foisonnant et libérateur.
Comme les années précédentes, plus de femmes artistes sont présentes avec des positions très variées, ce qui peut paraître surprenant tant dans le quotidien les hommes semblent verbalement plus expansifs en ce domaine.
Avec ces ouvertures et l’été qui vient, seront exposés en plus des dessins quelques peintures suggestives, sculptures lascives, photographies aiguisées et performances d’esthètes.
Comme le filmait la cinéaste Judith Cahen : « La révolution sexuelle n’a pas eu lieu »,  mais ce Salo là regorge de propositions pour la faire advenir."

Laurent Q.

31 mai 2017 |

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